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Point De Vue Hayden
___Franziska m'accorde enfin un répit après deux heures de shopping intense. Je me demande même si nous n'avons pas parcouru tous les magasins de la ville. Mes pieds sont meurtris, je ne sens plus mes jambes, et mon dos me fait un mal atroce à force d'avoir été debout trop longtemps. Au final, nous n'aurons acheté, pour moi, que quelques babioles, comme des bijoux entre autre, et quelques tenues de soirée. "Au cas où..." m'avait-elle dit. Je doute que l'une d'elles puisse me servir dans les jours à venir, mais nous ne sommes jamais trop prudent avec une fille telle qu'elle dans les parages. Elle avait également l'intention de m'offrir un téléphone portable et j'ai dû me mettre en quatre pour lui expliquer que pour le moment je m'en passais bien. Après avoir passé 45 minutes à parler de notre matinée, à manger nos hamburgers, nous avions repris la route pour arriver quelques dizaines de minutes plus tard. En rentrant, je pus apercevoir la pendule indiquant qu'il était presque 15 heures. Gustav nous accueillit de son habituel sourire chaleureux, les bras grands ouverts. Il nous aida à monter nos quelques paquets -plus la multitude de sacs de sa soeur que mes quelques affaires- et nous laissa "entre filles" dans la chambre de Franziska. Ce qui est bien avec lui, c'est qu'il ne cherche pas à s'imposer et ne se sent pas obliger de faire la conversation. (Twilight, je sais, mais je trouvais que cette phrase sonnait bien ici ^^)
Moi : Ca te dérange si je vais prendre une douche ? Je me sens un peu sale...
Franziska : Je ne vois même pas pourquoi tu me demandes ! Première porte à droite, les serviettes sont dans le troisième tiroir de la commode. Fais comme chez toi !
Moi : Merci.
___Sans me faire prier, je prends quelques affaires dans ma valise et me dirige vers la salle de bain. Très spacieuse. A la droite de la porte se trouvaient deux beaus lavabos blancs en marbre. Les commodes au-dessous étaient d'un marron laiteux. Le carrelage, tiède, contrastait à mes pieds gelés. Quelques temps, mes yeux bloquèrent sur la baignoire d'un marron plus foncé. Pour l'atteindre, il fallait monter deux petites marches. Sur la droite se trouvait un grand radiateur sur lequel étaient suspendues plusieurs serviettes, et sur la gauche, l'endroit dans lequel j'allais prendre mon bain quelques minutes plus tard. Quand j'ouvris les robinets, une légère buée commença à s'inscrire sur l'immense glace. Durant quelques minutes, j'observais mon corps nu. Il n'y a pas à dire, on peut constater une nette amélioration cette dernière semaine. Tout d'abord, les traces de coups les plus récentes n'étaient plus qu'à peine visibles, et j'avais bien dû reprendre entre deux et trois kilos. Je recommençais petit à petit à reprendre mes formes d'antan, ce qui n'était pas déplaisant. Avant de me glisser dans l'eau bouillante, je pris soin de disposer une serviette sur le radiateur, pour qu'à ma sortie elle soit tout juste tiède.
___Après une longue demi-heure à me relaxer paisiblement, je finis par m'enrouler dans le tissu blanc. Quelques soins plus tard, enfin prête, je ressortis de la salle de bain pour me diriger vers la chambre de Franziska. Personne. Je descends donc au rez-de-chaussée et ne trouve aucune présence. Hésitante, je décidais d'aller faire un petit tour dehors, histoire de me rafraîchir les idées. Piquant la veste de Gustav qui était à peine trop grande pour moi, j'ouvris la porte et laissais la brise légère me caresser doucement le visage. Agréable sensation que de se sentir libre comme l'air. Pour la première fois depuis une éternité, je me retrouvais enfin seule à errer dans les rues, sans but précis, hormis celui de redécouvrir le train-train d'une vie tranquille. Longtemps, je marchais sans vraiment savoir où mes pas me portaient. Et pourtant, je me sentais bien, enfin libre. Les gens que je croisais ne me dévisageaient pas comme je l'avais si souvent craint. Certains même, m'adressaient parfois des sourires. Sincères ou polis. Distraits ou heureux. Ces gens si joyeux, que le malheur ne semble pouvoir jamais atteindre. L'insousciance est au dessus de tout, et rien ne semble pouvoir les déloger de leur petit nuage, de cette petite bulle de joie que beaucoup se sont formés. Seulement une poignée de minutes plus tard, je me rendis compte que je ne savais plus vraiment où j'étais, à quel endroit je me trouvais. Sans paniquer, je m'installais sur un banc et attendis. Mais attendre quoi ? Quand personne ne sait où chercher, sans aucun moyen de communiquer le lieu où l'on se trouve, il est bien difficile que quelqu'un vienne nous trouver. Et pourtant, je reste assise, sans bouger.
___Il fait de plus en plus froid, le parc devient plus sombre et plus désert. Seulement à cet instant, la panique commence peu à peu à me gagner. Mon inconscience me perdra, si ce n'est pas déjà fait. Je me lève, et marche précipitemment sur le gravier qui crisse sous mes pas. Enfin, j'arrive dans une rue, et j'essaye tant bien que mal de me rappeler si je suis passée par là en regardant leur nom. Mais rien. Rien ne m'indique où je me trouve. Soudain, une main s'abat sur mon épaule, et je me retourne en sursaut tout en criant. Un homme qui doit frôler les 1m8o se tient devant moi, et me regarde, désolé.
Inconnu : Je suis désolé, je ne voulais pas t'effrayer. C'est juste que tu as l'air perdue, je me trompe ?
Moi : Je... Non, mais je vais me débrouiller, merci.
Inconnu : Une si jolie fille comme toi ne devrait pas trainer seule dans ces rues désertes. Permet-moi de t'accompagner un bout de chemin.
Moi : Je vous assure que ce n'est pas la peine.
Inconnu : J'insiste. Si ça peut te rassurer, je m'appelle Lucas, j'ai 20 ans et je n'ai pas l'intention de te faire du mal.
Moi : Et moi c'est Hayden...
Lucas : Enchanté.
___Sans faire aucun bruit, je me remets à marcher et m'aperçoit qu'il reste près de moi. Il commence alors à me faire la conversation, et je me surprends à lui répondre, tout en restant cependant méfiante. Bien que je le connaisse depuis quelques minutes, il réussit facilement à me faire rire. Je ne baissais toutefois pas ma garde. Ce serait beaucoup trop facile.
Lucas : Et comment s'appellent les gens chez qui tu es ?
Moi : Je suis chez un ami... Il s'appelle Gustav...
Lucas : Oh mais pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ? Le Gustav de Tokio Hotel ?
Moi : Oui.
Lucas : Le groupe dans lequel il est est tellement connu que presque tout le monde sait où il habite ! Allez viens, suis-moi !
___Voyant ma réticense à lui emboîter le pas, il m'adresse un magnifique sourire qui m'incite à lui faire confiance. Décidément, j'aurais été bien inconsciente durant cette journée. Mais pourtant cet homme a quelque chose de particulier. Il me parle, s'intéresse quelque peu à moi, et quand il voit que je ne souhaite pas parler d'un certain sujet, il commence une toute autre conversation... Un peu comme Bill. Mes yeux se voilent soudain, et il semble le remarquer car il arque un sourcil et ralentit le pas. M'apercevant de son trouble, je lève mon regard pour le planter dans le sien. Je lui adresse un maigre sourire et nous reprenons une cadence normale. Sans que je ne l'ai remarqué, nous étions arrivés à deux rues de chez Gustav. Enfin un lieu qui me rappelait quelque chose.
Lucas : Voilà, nous y sommes.
Moi : Merci beaucoup..
Lucas : J'espère que j'aurais l'honneur de te revoir un jour, ça me ferait vraiment plaisir.
Moi : Peut-être que le hasard sera de nôtre côté... Bonne soirée et merci pour tout !
___Cette fois, je mets toutes mes forces dans le sourire que je lui adresse et, sans me retourner, je marche jusqu'à la demeure de Gustav et passe enfin le pas de la porte. Immédiatement, Franziska et son frère me sautent dessus. Gustav me serre dans ses bras tout en demandant ce qui m'a pris de sortir sans en avertir personne, d'autant plus que je ne connaissais pas la ville.
Franziska : Je t'avais bien dit qu'un portable te serait nécessaire ! Je passerai t'en prendre un demain. Et puis Gustav, ça t'apprendra à m'entraîner jusqu'au garage pour te voir jouer de la batterie !
Moi : Je t'assure que ce n'est pas la peine...
Gustav : Et tu étais où d'abord ?
Moi : Je...J'étais dans un parc...
Gustav : Dans le parc... Pas un mot à Bill ou il me tuerait... Et je serai bien curieux de savoir comment tu as retrouvé ton chemin !
Moi : Euh... Sans doute mon sens de l'orientation...
___Bien qu'il ne releva pas ma réponse, je pus voir dans son regard qu'il ne me croyait pas. Et pourtant, il se contenta de m'adresser une fois de plus un sourire, et nous nous dirigeâmes vers la salle à manger pour profiter du dîner que leur mère nous avait préparé.
___Les rayons du soleil carressent mon visage encore endormi. Je savoure tranquillement cette agréable sensation quand une personne entre en trombe dans la chambre et tire ma couverture. Je me relève immédiatement et aperçois Franziska, un sourire radieux aux lèvres.
Franziska : Tu as 30 minutes pour te préparer dans la salle de bain, dix minutes pour déjeuner et trente secondes pour monter dans la voiture de Gustav.
Moi : ...
Franziska : J'ai pas été assez claire ? Bouge tes fesses !
___Elle ne me laisse pas d'autre choix que de me lever. Heureusement pour elle que je ne suis pas d'humeur massacrante au réveil, c'était en quelque sorte devenu une habitude pour moi d'être réveillée de cette manière, bien que ce ne soit plus la même personne désormais. Tout d'abord, je prends mon déjeuner le plus lentement que je peux. Manger n'a jamais été l'une des choses que j'aime le plus faire. Et puis, mon esprit était ailleurs. Je fus bien vite rappelée à l'ordre par cette soeur que Gustav doit suporter depuis sa naissance. Insupportable mais si attachante. Rapidement, je prends une douche, me maquille légèrement étant donné que je ne sais même pas où l'on m'emmène, et finis par m'habiller. Finalement, je monte dans la voiture de Gustav qui me fait un léger baiser sur le front avant de démarrer.
Gustav : Quel jour sommes-nous ?
Moi : Je n'en ai aucune idée...
Gustav : Alors je vais te le dire. Le 1er septembre...
Moi : D'accord...
Gustav : ... J'avais oublié que tu ne connaissais pas encore tout de nous. Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Bill et Tom. Leur meilleur ami, Andréas, organise une sorte de fête surprise pour leur 19 ans. Et j'avoue que deux bras en plus ne seront pas de trop pour nous aider à tout préparer.
Moi : Mais... Pourquoi tu ne me l'as pas dit avant ? Et puis je ne suis même pas habillée pour l'occasion !
Gustav : Tu m'as vu ?! Ne t'inquiète pas pour ça, Franziska passera nous donner nos tenues. Je crois d'ailleurs que tu n'echapperas pas à sa séance coiffure et maquillage.
Moi : Je crois avoir à peu près tout vu avec elle - dis-je en riant - Et puis, si ça lui fait plaisir, alors je me laisserais faire.
Gustav : Voilà, on est arrivés !
___Une immense maison s'offrait devant mes yeux ébahis. Gustav m'aida à descendre de sa haute voiture et alla sonner à la porte. Un jeune homme nous ouvrit. Durant un millième de secondes, mes yeux furent attirés par sa chevelure blond platine. Puis mon regard se planta dans le sien. Mes pieds semblèrent se dérober sous moi, mes jambes me donner l'impression de ne plus pouvoir me soutenir, et des bouffées de chaleur incompréhensibles m'assaillaient, même si je n'en laissais rien paraitre. Ce garçon est tout simplement charmant... Et ressemble énormément à mon ancien petit ami... Il m'adresse un petit sourire et nous invite à entrer. Je ne me fais pas prier et pénètre dans sa demeure tout en détournant mes yeux de son regard envoûtant.
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J'aurais passé du temps à travailler sur ce chapitre ! J'espère qu'il vous plait d'ailleurs... :$ Bon, sinon en ce qui concerne la séance shopping, j'ai préféré ne pas la décrire. En effet, je ne vois rien d'exceptionnel s'y passant, trouvant plutôt que Franziska est speed et donc n'aura pas trouver le temps pour parler à Hayden. Mais si vraiment ce passage vous manque, je m'arrangerai pour faire quelque chose ! ;) Ensuite, la rencontre avec cet inconnu, je l'ai d'abord placée parce que je ne trouvais pas comment elle aurait pu retourner chez Gustav, mais je voulais aussi montrer le rapport qu'elle pouvait avoir avec une personne qui lui est vraiment inconnue (encore plus que Franziska j'entends).
- Que pensez-vous de ce Lucas ? Et du ressenti de Hayden face à cette rencontre ?
- La fête pour les jumeaux, qu'imaginez-vous pour les évènements à venir ?
- Étonnées que Hayden ait eu un petit ami ? :)
Je voulais montrer à quel point sa vie était "banale" quand sa soeur était encore en vie, combien elle menait une vie à peu près comme les autres, si on exclue le fait que sa soeur se faisait battre. Après tout, Hayden est une jeune fille, et je veux à tout prix que mon histoire se rapproche de la réalité. Donc j'espère que cette information ne vous déplait pas ou ne vous perturbe. & je suis une fois de plus désolée d'avoir mis 15 jours pour mettre la suite, mais j'avais mes examens, puis au début des vacances je n'étais pas chez moi, donc je ne peux la mettre qu'aujourd'hui. Longs commentaires argumentés, si possible ? :)
Moment préféré ?
Je vous embrasse <3